Ce matin tout a changé, pour moi, je suis toujours élève de ce lycée, la nourriture n’est pas meilleure, mais tout a changé quand même.
Ce matin, pour changer, j’étais en retard, j’ai donc couru. Et tout à coup je suis rentrée dans quelque chose qui est alors tombée. Une chose qui n’est jamais au milieu de mon chemin en temps normal, une chose qui n’aurait pas dû être sur mon chemin. Au début, j’ai cru que j’avais rêvé. Je ne voyais pas ce que j’avais heurté. Mais tout à coup, j’ai entendu une sorte de grognement qui venait du sol.
Mes yeux se sont posés sur un vieillard qui était allongé sur le sol. C’était donc lui que j’avais cogné.
Je ne savais pas quoi faire, je l’ai aidé à se relever et là au lieu de m’engueuler et de me laisser partir, il m’a souri et m’a demandé de le raccompagner chez lui, pour éviter qu’il ne tombe à nouveau, et je l’ai suivi.
Il m’a mené à travers cette forêt, celle là même où je jouais lorsque j’étais plus jeune. Mais à cet instant il me semblait que c’était une toute autre forêt, plus vaste, plus sombre, plus inquiétante, mais paradoxalement plus familière.
Même le ciel que j’apercevais à travers le feuillage était diffèrent.
Et tout à coup apparu devant nous la maison du vieillard.
Cette maison avait plutôt la taille d’une cabane, mais un je ne sais pas quoi me fait dire que c’est une maison.
Le vieillard m’a fait entrer. Je n’ai vu que le salon, qui m’a tout d’abord paru normal, mais maintenant je me rends compte à quel point il était étrange.
Il y avait deux fauteuils face à face, une petite table se trouvait entre eux. Sur la table il y avait deux tasses remplies d’un liquide couleur miel, que je ne pus identifier.
Le vieillard m’a demandé de m’asseoir ; je ne sais pas pourquoi, mais j’ai accepté, sans me méfier du vieillard. Si ma mère savait ca !
Polie j’ai bu le liquide que contenait ma tasse.
Jamais je n’avais u quelque chose d’aussi bon ! Soudain je me sentais vivante, je me sentais être tout simplement. Et tout ce que j’avais pu boire jusqu’alors me paraissait fade, sans goût.
C’est alors qu’il m’a dit un truc du genre :
« Alors Key, comment vas-tu ? »
Sans m’inquiéter du fait qu’il connaissait mon prénom, je lui ais répondu.
Je crois que c’est à peu près à ce moment que j’ai observé le vieillard. Il avait un visage plus que ridé, je dirais qu’il avait le visage froissé. Mais ce sont ses yeux qui captèrent mon regard. Des yeux bleu-vert, mais aussi des yeux qui paraissaient jeunes, tellement plus jeune que ce vieillard.
Et c’est à ce moment qu’il me dit :
« Key tu es un elfe des bois ».
J’éclatai de rire, et redescendis sur terre, je me dis alors que j’étais chez un fou.
« Ne rigole pas, crois-moi, j’en suis un moi aussi ».
Je me suis alors levée, et je me suis dirigée vers la porte. Et à ce moment le vieillard se trouvait face à moi. Je ne sais pas comment il a fait mais il s’est déplacé plus vite que les lois de la physique ne le permettent (à cause des frottements de l’air, et puis aussi parce qu c’est un très vieille « homme »).
Bien sur comme à ma grande habitude j’ai hurlé (de surprise ! Que de surprise.).
« N’ai pas peur Key, je ne te veux aucun mal, je veux juste te dire la vérité ».
« Vous êtes peut-être un elfe, un lutin, une fée ou ce que vous voulez, mais moi je ne suis rien de tout ca. ».
C’est à cet instant qu’un bruit sinistre s’est fait entendre au-dessus de moi. En levant la tête vers le plafond, je vis le lustre qui se trouvait juste au-dessus de moi se détacher, et me tomber dessus. Conscient que je n’avais pas le temps de bouger pour l’éviter, je me préparais à recevoir le lustre sur la tête. Mais au bout de quelques secondes, rien n’avait encore au lieu.
J’ouvris les yeux, regardait le lustre qui semblait flotter au-dessus de moi.
« C’est vous qui avez fait ça ? »
« Non c’est toi, toi seule ».
A cet instant j’entendis les cliquetis du lustre qui avait repris sa course vers moi. Mais ce bruit cessa aussi soudainement qu’il avait recommencé.
« Là c’est moi qui contrôle le lustre » me dit le vieillard.
Bien entendu, je ne le crus pas.
« Rentre chez toi Keyla, dans quelque temps tu me croiras ».
Je suis alors rentrée, je ne sais plus de quelle façon. Je suis directement montée me coucher, sans aller en cours.
Le soir, mes parents ont cru que j’étais malade, et ne m’ont pas demandé d’explication à propos de mon absence à l’école aujourd’hui.